Notre-dame-des-Eaux
http://saint-nazaire-briere.catholique.fr/Retour-sur-le-dimanche-de-la-sante
      Retour sur le dimanche de la santé 8 février 2015 Saint-François en (...)

Retour sur le dimanche de la santé 8 février 2015
Saint-François en Saint-Nazaire

Messe du jour (prière pénitentielle, prière universelle, homélie) et Témoignages de malades et de soignants)


Les témoignages dans les trois églises ont été perçus comme très beaux et très "forts". D’autres témoignages, tout aussi beaux, ont été écrits sur les papiers distribués le dimanche précédent. Tous ces témoignages sont ajoutés dans les livres des Fragilités et des Merveilles (de Diaconia)

La proposition d’échanger une « parole de vie » à la fin de l’homélie a été appréciée et accomplie avec beaucoup de délicatesse.
« Merci pour cette belle célébration ! » (parole entendue le samedi soir)
Fragiles, certes. Vivants, oui !

1 - Extraits de la messe de ce jour :


ACCUEIL PAR LE PRÊTRE : C’est aujourd’hui le dimanche de la Santé. Notre célébration veut rejoindre tous ceux qui œuvrent auprès des personnes fragiles, des personnes malades, des personnes âgées, des personnes handicapées. Nous avons, chacun, fragile et vulnérable, à découvrir que notre Dieu en son Fils, Jésus le Christ, marchant à nos côtés, se fait prochain dans ce qui nous fragilise ou nous abime.

PRIÈRE PÉNITENTIELLE : Tournons-nous vers le Seigneur pour lui confier nos fragilités.
• Seigneur, la maladie, le handicap, le grand âge, les soucis de tous ordres nous fragilisent. Ils peuvent nous rendre exigeants, égoïstes, aigris … Nous voudrions tellement maîtriser le tout de nos vies !
Nous Te demandons pardon pour tout ce qui, en nous séparant des autres, nous sépare de Toi, et nous Te bénissons pour ton amour.
« Prends pitié de nous, fais-nous revenir, fais-nous revenir à toi ! Prends pitié de nous ! »
• Seigneur, dans un monde où la performance est si souvent à l’honneur, nous oublions parfois ceux que la vie laisse sur le bord du chemin, ceux que la vie abime de multiples façons.
Nous Te demandons pardon pour nos manques de compassion envers nos frères, et nous Te bénissons pour ton amour.
• Seigneur, Tu t’es fait proche des blessés de la vie, des malades, des exclus. Tu es venu rejoindre ce qu’il y a de plus fragile et de plus vulnérable en chacun.
Nous Te demandons pardon de toujours préférer compter sur nous-mêmes plutôt que sur Toi, et nous Te bénissons pour ton amour.

PRIÈRE UNIVERSELLE
PRÊTRE : Forts de notre foi en Dieu qui « guérit les cœurs brisés », faisons monter vers lui notre prière pour nos frères.
ANIMATEURS
• Avec tous ceux qui se retrouvent seuls, du fond de la maladie, du plus lointain de la vieillesse, s’épuisant à mesurer la longueur des nuits, Seigneur, nous te prions.
« Sûrs de ton amour, et forts de notre foi, Seigneur nous te prions ».
• Avec tous les blessés de la vie, les sans-familles, ceux dont le souffle vacille sous les espoirs déçus, faibles parmi les faibles, en quête d’un regard, Seigneur, nous te prions.
• Avec tous les soignants qui se relaient chaque jour, avec ceux qui visitent, porteurs de réconfort, mains ouvertes, oreilles attentives, regards aimants, Seigneur, nous te prions.
• Avec tous ceux qui se relèvent, guéris, reconnus, avec tous les veilleurs, témoins qui cheminent, d’un mot, comme un cri d’espérance, Seigneur, nous te disons : « Merci ! »
PRÊTRE : Seigneur notre Dieu, qui n’es qu’amour, apprends-nous à ne pas avoir peur de nos fragilités et de nos manques mais à toujours nous fier à Toi, le Vivant, pour les siècles des siècles. Amen

HOMÉLIE de Jean COURGEON (Évangile du jour : Marc 1, 29-39)
« Vivants, c’est ainsi que Dieu nous a créés. (…) Par toute sa vie, par tout son enseignement, Jésus se révèle comme le Vivant, et nous révèle que nous sommes invités à l’être comme lui. Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Ou encore : je suis le Cheminant, le Véritable, le Vivant.
La belle-mère de Pierre était couchée su son lit avec de la fièvre. Jésus s’approche, la saisit par la main et la fait lever. (…) Méditons ces paroles et soyons de ceux qui se font proches, qui saisissent des mains et remettent debout. »
(…)
Une parole peut être un rayon de soleil, une force de vie, un appel à espérer. Je vous propose maintenant de nous rencontrer les uns les autres, nous nous tournons vers les autres pour dire une parole de confiance, d’encouragement, une parole qui invite à la vie. Par exemple : « vivez bien » ou « gardez confiance » ou « vivez du Christ » ou « croyez en la vie » ou « soyre vivants » ! Alors faisons cette démarche.

2 - Des témoignages :

TÉMOIGNAGE DE JEAN-YVES, AUMÔNIER D’HÔPITAL
VIVANT ET FRAGILE : je le suis, moi aussi, dans ma mission d’aumônier hospitalier à Saint-Nazaire. VIVANT, j’essaie de l’être ; FRAGILE, je n’en ai aucun doute…
Je le suis quand je vais à la rencontre des autres dans ma mission.
• Avec les malades, les familles, avec les soignants aussi :
• Face à la souffrance, à la douleur, aux questionnements inévitables dans ces situations, … Comment vais-je être reçu par ces personnes ? Qu’est-ce que je vais bien pouvoir dire, ou ne pas dire ? Comment avoir le mot juste, l’attitude qui convient ? Je ne sais pas toujours… Je me sens bien FRAGILE.
• Mais qu’est-ce qu’on attend de moi, sinon une simple présence, une écoute, une attention… ?
• Avec l’équipe d’aumônerie, les autres aumôniers et les bénévoles. Comment vais-je favoriser une meilleure communication, une meilleure communion entre nous, dans nos projets d’aumônerie, dans notre pratique à ajuster au quotidien… Serais-je à la hauteur pour faire vivre l’aumônerie comme il convient ?
• Avec les autres représentants des cultes (protestants, musulmans…) et face aux directeurs de l’hôpital et de la clinique à la Cité Sanitaire : comment puis-je faire avancer concrètement le dialogue interreligieux ou œcuménique, en tenant compte des susceptibilités des uns et des autres, en respectant les différences ? Comment saurons-nous cheminer ensemble dans cette nouvelle mission commune ? En suis-je capable ?
Je suis conscient de mes FRAGILITÉS, de mes incertitudes, de mes doutes… et aussi de mes limites personnelles.
Et pourtant, ma mission me porte à dépasser mes FRAGILITÉS, sans que je m’en rende toujours compte.
Car dans ma mission je ne suis pas seul. Il y a l’équipe d’aumônerie sur laquelle je peux compter, bien sûr. Il y a tous les malades et familles qui me rendent tellement vivant, avec une telle richesse dans l’échange, dans la rencontre. Ce sont eux qui me rendent VIVANT. Mais surtout, il y a Dieu. Dieu présent auprès de nous et qui nous envoie son Esprit pour éclairer notre chemin. Jésus me montre le chemin et m’aide à surmonter mes craintes, il m’aide à passer les obstacles… Comme Saint Paul, j’ai conscience que « c’est quand je suis FAIBLE que je suis FORT ».
Paradoxalement, c’est peut-être quand j’accepte de m’exposer, de prendre le risque de la rencontre, du dialogue, de la confrontation, et de la FRAGILITÉ…, que je deviens aussi réellement VIVANT. Par la relation aux autres et par la relation à l’Autre, à Dieu. Nous ne sommes jamais vivant tout seul, mais dans la relation à l’autre.
Le grand mal de notre société actuelle, c’est la solitude. La solitude par le repli sur soi ou sur son petit confort, mais aussi la solitude par l’exclusion, par l’abandon. A l’hôpital, cette solitude est souvent présente… Cette solitude est une grande FRAGILITÉ pour les personnes, et elle est un frein à la vie. La solitude, « c’est mortel ».
Dans ma mission d’aumônier, être VIVANT, c’est donc aller à la rencontre des autres et à la rencontre de Dieu. C’est dans la relation, dans la communion, dans la fraternité, que je suis VIVANT avec les autres. C’est dans la rencontre que je peux témoigner et partager avec les malades, leurs familles ou les soignants. Et c’est cette vie partagée qui permet de remédier à nos FRAGILITÉS à chacun.
Je rends grâce au Seigneur de m’avoir confié cette mission qui me rend VIVANT au-delà de mes FRAGILITÉS.

TÉMOIGNAGE DE MYRIAM QUI VISITE DES PERSONNES À DOMICILE
Aujourd’hui nous sommes appelés à rencontrer des personnes seules, malades, âgées, handicapées. Des relations se tissent entre nous et... nous sommes riches de toutes ces expériences de vie partagées, chacun avec son parcours, son cœur et sa foi en Jésus Christ. Ainsi, nous avons des expériences de temps passé ensemble, de visites, de discussions, de marques d’affection, de relations privilégiées et même de temps de prière en commun. Nous reconnaissons nos FRAGILITÉS et accompagnons également des personnes en difficulté. Mais, ensemble nous nous sentons RENFORCÉS mutuellement dans notre foi en Jésus Christ.

TÉMOIGNAGE DE VINCENT, MÉDECIN
Il y a 20 ans quand j’étais en 3ème année de médecine, un de mes professeurs de faculté nous disait : « la médecine est un art difficile » C’était difficile à croire tant ma confiance dans la science était grande. Aujourd’hui, mon regard a changé ; la médecine est en effet un art difficile car l’objet de son travail, c’est l’humain. Des humains s’occupent d’autres humains.
Quoi de plus complexe qu’un être humain ?
En 15 ans d’exercice de la médecine, j’ai vu et entendu beaucoup de choses ! Je ne suis pas déçu ! Je peux tout entendre, tout voir et continuer à m’étonner de la nature humaine. À la ressemblance d’une flamme vacillante, l’Homme (avec un grand H) est FRAGILE. Il doute, il pleure, il angoisse, il se réjouit, espère, redoute… Il a peur de vieillir, d’oublier, de souffrir (« pas d’acharnement thérapeutique, Docteur… »). Il a peur de ne pas dormir, peur du handicap (notre famille a déjà donné, Docteur, pas question d’accueillir un enfant handicapé »).
Le médecin aussi a peur de ses propres limites. Je vous livre quelques exemples personnels :
- le temps qui passe trop vite.
- la vie de famille parfois mise à rude épreuve.
- peur de mes émotions.
- peur du manque de compétence parfois.
- peur de mes propres mots susceptibles de blesser un patient ; comment ne pas enfermer le patient dans sa maladie, lui laisser une porte de sortie ?
Cependant, à plusieurs, en équipe, on se sent moins seul, on progresse, on avance, pour le bien de nos patients.

TÉMOIGNAGE DE GEORGES, EN RÉSIDENCE
J’ai été admis en urgence à l’hôpital, et, comme beaucoup d’entre nous, j’ai vécu ce moment d’intense FRAGILITÉ qui est celui de l’attente d’un diagnostic... Ce qui m’a redonné « PLUS DE VIE ET DE JOIE », c’est les visites de ma famille, des amis. Mais je ne suis pas prêt d’oublier les visites d’un membre de l’Aumônerie.

TÉMOIGNAGE D’ANNE, INFIRMIÈRE
Maman vit chez nous depuis 13 ans : elle souffre de la maladie d’Alzheimer depuis 8 ans. Ma FRAGILITÉ est due à l’égoïsme, à des décisions qu’on a prises pour moi et que je n’assume pas... au fait que la fragilité n’a pas sa place dans notre société...
Je suis VIVANTE pare qu’il faut faire face à la maladie et à moi-même. Et puis, quand j’ai osé demander de l’aide, après des années d’ignorance, on m’a ouvert. Je suis VIVANTE par l’exigence que me demande l’amour de l’autre... mais la réponse est tellement belle !

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Paroisse Saint François en Saint-Nazaire
Curé Père Bernard Hervouet


Accueil :
Pour église Saint Nazaire :
au Parvis du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h (à 17 h le samedi)
5 passage Henri Soulas,
44600 Saint-Nazaire
Paroisse Saint-François en Saint-Nazaire
Tél. :+33 2 40 22 93 34
- Plan d’accès


Accueil :
Pour église Sainte Anne :
à Sainte Anne de 17 h à 18 h le mardi, de 9 h 45 à 11 h 45 le mercredi, de 10 h à 12 h le samedi
28 bd Jean Mermoz,
44600 Saint-Nazaire
Paroisse Saint-François en Saint-Nazaire
Tél. : +33 2 40 53 31 95
- Plan d’accès


Accueil :
Pour église Saint Gohard,
16 bd de La Renaissance,
44600 Saint-Nazaire
Paroisse Saint-François en Saint-Nazaire
Tél. : +33 2 40 22 44 04
- Plan d’accès

Agenda

Rendez-vous

Dans l'Eglise

Lectures du jour

Saint(s) du jour

Diocèse de Nantes

Enseignement catholique

Eglise de France

La Croix

Bonnenouvelle.fr